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Vœux 2017 de Pierre Dharréville

Vœux de Pierre Dharréville, Secrétaire départemental du PCF 13, prononcés le 30 janvier 2017.


Chères et chers amis,

Chères et chers camarades,

            On me pardonnera, vous me pardonnerez, cette année encore de jouer devant vous les BATELEURs, mais c’est une figure qui s’imposait à moi ce soir en tant que premier arcane du tarot de Marseille. J’ai découvert que selon les spécialistes de la chose, il annonce la créativité, il ouvre de nouvelles opportunités, il permet la concrétisation des projets. C’est un artisan, qui a, sur son établi, les outils de l’avenir. Au moment de prononcer des vœux pour l’année qui vient, c’est plutôt de bon augure. Mettons-nous dans ce costume, l’espace d’un instant. Chacune, chacun se pose la question : que nous réserve l’année qui vient. Les réponses à cette question se trouvent-elles dans les cartes ? Je sens bien que vous en doutez un peu, et à vrai dire, moi aussi. Mais enfin, tirons les et voyons ce qu’elles nous révèlent de nous-mêmes, c’est une expérience à ma connaissance inédite à laquelle nous allons procéder, elle vaut bien les méthodes des sondages et les intuitions des grands médias.

            Je mets en garde quiconque s’amuserait à persifler en disant que le Parti communiste s’en remet à la cartomancie, un art qui n’est pas spécialement marxiste, j’en conviens. Mais faites-moi confiance, je parviendrai à retomber sur mes pattes.

            Un mot de plus, d’ailleurs pour inaugurer ce propos imagé. L’artisan dans la peau duquel nous nous glissons ici, c’est bien la figure de l’ouvrier, du travailleur, de celui ou celle qui vit de son savoir-faire, de son travail. C’est là que se crée le monde. Il y a un grand débat sur le travail aujourd’hui, et j’entendais il y a quelques jours des éditorialistes le découvrir. Un travail digne, c’est une revendication forte dans notre société. On ne peut pas sauter par-dessus. Et les gains de productivité, qui sont colossaux, plutôt que de provoquer du chômage doivent provoquer du mieux vivre, du temps supplémentaire pour soi et pour les autres, mais aussi dégager la possibilité de répondre mieux aux besoins auxquels il n’est pas répondu, en termes de respect de l’environnement, en termes de réponse sociale et de services, en termes d’intelligence mise au service de la recherche et de l’innovation… Nous voulons que le travail, la contribution de chacune et chacun à un monde commun soit respecté pleinement. Nous voulons que les salariés soient respectés, nous voulons nous adresser à eux, que l’on traite uniquement — au mieux — comme des consommateurs sans leur donner d’ailleurs les moyens de consommer. Nous voulons dire aux salariés qu’ils ont de l’avenir et que ni les salariés ni les chômeurs ne sont les responsables du chômage, on a entendu les deux thèses s’opposer et les deux thèses sont des thèses libérales, des thèses de droite !

            Tirons donc les cartes pour en dire plus sur la suite des événements.

            La première carte qui vient, c’est la roue de la FORTUNE. En 2016, 55,7 milliards de dividendes ont été distribués par les entreprises du Cac 40 à leurs actionnaires pour les remercier. L’association Oxfam révélait voici quelques jours que 8 personnes dans le monde possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité. Si la roue tourne, nous allons sans nul doute réduire nettement la pauvreté en 2017 et rendre utile l’argent qui est volé aux salariés, aux ouvriers, aux ingénieurs qui le produisent ! L’argent qui est volé aux retraités, aux jeunes ! Voyez, je sens que ça commence à vous plaire. Et c’est pour cela que nous portons la revendication d’une COP financière internationale ! En parlant de fortune, en parlant de pouvoir d’achat et de revenus, il faut réaffirmer que tout travail mérite salaire — à travail égal, salaire égal —, mais aussi que tout salaire mérite travail ! Et à ce propos, je veux rassurer François Fillon, les 500 000 agents de la fonction publique qu’il prétend licencier demain s’il est élu travaillent pour de vrai, sont utiles pour de vrai et leur traitement n’en rend pas toujours compte ! Or, à quoi servent les coupes claires dans le budget de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales — et la métropole n’y change rien —, par milliards surajoutés ? A la bonne fortune de quelques uns !

            La deuxième carte que je tire, c’est la FORCE. La force, c’est une manière de tempérer ce qui vient d’être dit, hélas. Il faudra de la force pour tourner la roue. Elle est un peu grippée, semble-t-il. La force annonce le courage et la détermination. Nous en avons ! 2016 a montré que notre peuple avait de fortes potentialités en la matière. Nous étions nombreuses, nombreux, dans la rue, contre la Loi travail, pour un code du travail du XXIème siècle, et cette aspiration était majoritaire dans l’opinion. Elle n’est pas éteinte. Il faut s’appuyer sur cette force, il faut que cette force s’incarne en politique ! La première idée qui vient, nous l’avons constaté lors de la Grande consultation citoyenne menée par les communistes ces derniers mois, quand on parle de politique, c’est qu’elle doit être utile à lutter contre la loi du plus fort, à produire de l’égalité. Oui, la politique est en crise et doit changer, et c’est d’abord parce qu’elle ne relève pas ce défi, et la loi travail en est l’un des symboles : elle donne plus de pouvoir encore aux grands propriétaires, aux grands possédants en détruisant le droit sous prétexte qu’il serait trop développé ! C’est encore aujourd’hui 63% des personnes interrogées qui demandent l’abrogation de la Loi Valls-El Khomri ! On a détruit du droit, ces dernières années et ces dernières décennies pour rendre soi-disant notre économie compétitive. C’est un argument employé partout dans le monde, il l’était encore ces derniers jours en Egypte, par la voix de la Présidente du FMI, Christine Lagarde, qui avait été moins avare avec ses amis ! Eh bien, ça suffit, nous devons prendre confiance en nous, prendre conscience de notre force !      

            Je tire ensuite la carte de la JUSTICE. Nous parlions de l’égalité pour faire pièce à la loi du plus fort. Nous y voilà. Depuis l’antiquité, la justice est représentée sous le traits d’une femme. C’est une maigre réparation pour les femmes, mais c’est une ironie lourde de sens. La première des égalités à conquérir, c’est bien celle entre les femmes et les hommes. L’égalité réelle, celle des salaires, des pensions, des emplois, des postes et des responsabilités. L’égalité symbolique, celle quoi fait que l’on tord le cou à la domination masculine qui s’exprime dans toute une somme de comportements, de mots et d’actes. Il faut relancer un grand mouvement pour l’égalité et cela peut partir de là. Un grand mouvement pour l’égalité parce que nous naissons toutes et tous égales et égaux en droits et en dignité. Ce grand rêve critiqué par quelques éditorialistes encore récemment qui fustigent le poison égalitarisme qui imprègne la société française, ce grand rêve ne demande qu’à être réveillé. La sécurité sociale en est l’une des incarnations et nous ne laisserons ni Fillon ni personne la détruire et nous voulons même aller plus loin. Une proposition de loi sera déposée cette semaine pour une sécurité sociale de l’emploi et de la formation ! Nous proposons une sécurité de revenus que l’on soit dans l’emploi ou la formation, un nouveau droit, un nouveau champ de sécurité sociale. Et il s’agira de commencer par les jeunes, que l’on prive d’avenir et à qui le message doit être adressée la France aime sa jeunesse. Elle doit être une priorité qui quinquennat qui vient car il n’y aura pas d’avenir sans elle. Défendons aussi le service public pour répondre aux besoins et parce qu’il nous appartient ensemble, défendons la SNCF que le Président de la Région veut exproprier des liaisons régionales et ce faisant, c’est nous qu’il exproprie... Et nous sommes engagés dans une nouvelle grande bataille du rail. Défendons le port, défendons la poste, défendons l’hôpital, l’école et la culture qui sont des biens vitaux ! Et je veux saluer les mobilisations victorieuses de ces dernières semaines autour des zones d’éducation prioritaires.

            Mais ma main a ensuite saisi le MAT. L’arcane numéro zéro. Il représente un personnage errant, déboussolé, impulsif, excessif, oublieux de son passé, mal-conscient de ce qui l’entoure. Nul ne peut ignorer qu’il y a un danger qui guette. Parce que nous sommes dans un période de crise intense, parce que la domination des forces de la finance, la captation de richesses et de pouvoir au profit de quelques uns devient insupportable et que comme ce pouvoir paraît impossible à remettre en cause, eh bien on se retourne parfois contre son voisin. Un peu partout, chacune à leur façon, des forces profondément réactionnaires essayent de tromper les peuples du monde, en jouant sur les réflexes identitaires, sur les menaces, sur les peurs. C’est le cas du nouveau Président des Etats-Unis qui pour la journée de l’Immigration, la semaine dernière, et l’on sait comment ce pays s’est construit, comment cette journée devrait plutôt y être une fête, a confirmé dans un tweet lapidaire qu’il allait construire ce mur contre le Mexique. Ces derniers jours, il a publié un décret stigmatisant les femmes et les hommes sur la base de leur origine et en fait de la religion pratiquée par la majorité de la population de leur pays, l’Islam. Tandis que dans certains pays du Moyen-orient et d’Afrique, où des forces totalitaires se revendiquant de l’Islam pour mieux l’usurper et le dévoyer, veulent installer une domination insupportable sur les femmes et les hommes. Dans notre pays où l’extrême droite se présente comme une force anti-système sans jamais le définir réellement, ce système qu’elle prétend combattre. Je le dis ici, les ennemis de la patrie, cette patrie en danger défendue par les révolutionnaires en 1792, c’est bien eux. Ils ratatinent la France, ils piétinent la France, ils réécrivent la France à l'envers. La France, c’est ce peuple de salariés, de chercheurs d’emplois, de retraités de jeunes, c’est ce peuple de nos cités, de nos villes et de nos villages, de nos ports, c’est ce peuple venu de mille horizons, et tissé de mille histoires, c’est ce peuple fraternel, solidaire, accueillant, épris de justice et de liberté. La France, ce sont ces idées généreuses et surtout, plus que généreuses, ces idées justes qui nous ont rassemblés. Et qui font que l’on n’accueille pas des réfugiés qui fuient la guerre la misère, la famine, avec des barbelés. Et qui font que l’on ne saurait condamner ces femmes et ces hommes qui ne font que leur apporter l’humanité dont ils sont capables et à laquelle tout un chacun a droit.

            Je tire ensuite la carte XXI, la plus forte, le MONDE. C’est là encore une femme qui a été choisie pour incarner la perfection, et la plénitude. Nous avons à protéger ensemble la planète et l’humanité. Mais notre monde est aujourd’hui meurtri par les monstres qu’il a engendrés. Parce que c’est la domination insensée de la loi de l’argent et de la loi du plus fort, de la loi du profit qui est à l’origine des malheurs de notre temps. C’est de là que naît la violence. il ne reste plus ensuite à des fanatiques qu’à l’exploiter, à l’attiser, à la diriger. La grande paix humaine doit être mise à l’ordre du jour. Elle doit être mise à l’ordre du jour en Syrie et au Moyen Orient où l’on a tant voulu imposer la domination des grandes puissances en prétendant faire le bien des peuples à leur place. La grande paix humaine demande une volonté inlassable, inépuisable, inaltérable, elle demande des actes renouvelés. Et pour tardive qu’elle soit, la résolution de l’ONU condamnant la colonisation fait partie de ces actes indispensables sur lesquels il faut s’appuyer pour conduire une paix juste et durable. Ne laissons pas nos choix être gouvernés par la peur et par la menace.

            Je tire une nouvelle carte, c’est la quatrième, l’EMPEREUR. Il incarne la domination et la toute puissance. Un nouveau souverain doit venir en 2017, puisque nous sommes dans un système où s’exerce un pouvoir personnel fort, et que ce pouvoir personnel semble exciter les convoitises. Pour ce qui nous concerne, nous combattons de longue date ces institutions qui privent les citoyennes et citoyens de leur pouvoir partagé. Mais chacun, chacune, a conscience du poids exorbitant de cette élection sur les orientations à venir. C’est pour cela que les communistes — et on les a moqué de leur esprit de liberté et d’avoir pris le temps de la réflexion — ont porté et portent un message de rassemblement à gauche de toutes les énergies disponibles pour battre la droite et l’extrême droite, battre les choix libéraux, austéritaires, ou nationalistes. J’ai entendu François Fillon dans un des amalgames odieux dont il est coutumier se présenter, lui dont le discours a bien trop d’accents voisins de celui de l’extrême droite accuser le Front national d’être de gauche et d’emprunter au discours des communistes. c’est décerner un bien beau brevet à l’extrême droite qui porte bien son nom et qui est au bout de l’impasse. et c’est pour nous une insulte que nous n’acceptons pas !

            Nous ne voulons ni de l’une ni de l’autre. Mais nous ne pouvons ignorer que la gauche, au bout de ce quinquennat, est en lambeaux. Elle est en lambeaux parce que ceux qui s’en sont fait un drapeau l’ont laissé à terre dans l’exercice du pouvoir. Elle est en lambeaux parce que depuis le premier jour aucun geste n’a été fait pour rassembler les forces disponibles pour une politique de gauche. La primaire socialiste a montré l’état de division dans lequel la politique menée a laissé les forces-mêmes qui l’ont soutenue et le niveau de contestation qu’elle suscite. Mais elle a montré aussi une demande tournée clairement vers la gauche. Depuis cinq ans, le Président a gouverné contre le peuple et sans majorité, nous l’avons répété sur tous les tons et la réalité est en train de se manifester. A tel point que le Président en question a été empêché de se présenter, son premier ministre itou. Reste une anomalie : le ministre de l’économie, on sait par quelle sorcellerie, échappe pour l’instant à la sanction. Cherchez l’erreur.

            J’entends trop d’hommes et de femmes autour de nous qui s’interrogent, qui doutent, qui cherchent le vote efficace afin d’éviter le scénario qui nous est annoncé voyant s’affronter le libéralisme et le national-populisme, la droite et l’extrême droite. Mais la solution est décidément à gauche. Si l’idée a été abîmée, elle est toujours le nom d’un formidable espoir que nous voulons réveiller. C’est le sens de notre programme mis en débat, la France en commun. Et tout concours à démontrer que la gauche pour être la gauche a besoin du Parti communiste et d’un Parti communiste fort. Ce qui nous importe, c’est le résultat concret pour notre peuple. C’est la fécondité de notre engagement. Pour cela, nous sommes certains qu’il faut tenir à la fois le drapeau de la combativité et celui du rassemblement. Rassembler, cela ne peut se faire que dans une discussion sur le fond, sans artifices, pour laquelle nous avons toujours été disponibles.  Nous ne nous résignons pas aux épisodes annoncés et aux drames qu’ils prépareraient, et c’est en appelant à créer les conditions du rassemblement le plus large, le plus fort, le plus efficace, dans les mots et dans les actes, que nous avons choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon, par-delà nos différences, qui sont une force. Parce que nous voulons une sixième République, parce que nous voulons une autre utilisation des richesses, parce que nous voulons mettre fin aux agissements de la finance contre l’humain et la planète, parce que nous voulons relancer une dynamique à gauche et rassembler sur cette perspective.

            Et nous disons qu’il faut voir 2017 dans tout son spectre : ce n’est pas à l’élection présidentielle que se constituent des majorités et la vitalité démocratique ne peut se juger sur des modèles plébiscitaires. Il y a deux échéances en 2017 et il faudra user des deux en revalorisant le poids des législatives et le rôle du parlement. Il faut dès aujourd’hui oeuvrer à construire une majorité de progrès social, démocratique et écologique qui pourra se dessiner aux élections législatives. Nous croyons à la possibilité de victoires collectives et nous y tiendrons notre rang.

            Les communistes sont dans la bataille, sur le terrain, ils entendent contribuer à faire grandir des mouvements progressistes nouveaux, à conforter des majorités d’idées, à gagner des victoires populaires, à façonner la France en commun. Nous sommes en campagne, nous continuons à avancer les yeux ouverts et les bras ouverts pour que partout en France et ici, dans notre département les dynamiques locales les plus puissantes possibles se manifestent autour des candidates et des candidats les meilleurs pour l’incarner. Nous y avons travaillé et nous y travaillons encore.

 

Chères et chers amis, chères et chers camarades,

 

            La dernière carte, la septième que je tire pour vous ce soir, c’est celle de l’AMOUREUX. J’appelle à vivre intensément cette période, en étant débarrassés du cynisme et du sarcasme qui entourent aujourd’hui jusqu’à la nausée le débat politique. Et il faut dire que la dernière période n’y incite pas vraiment. Mais c’est d’autant plus nécessaire. La politique doit être utile à vos vies, utile à votre avenir, utile à être heureux. Nous sommes amoureux de l’humanité, amoureux du monde et de ses multiples potentialités, amoureux de ce qui nous unit. Nous en appelons donc à des victoires sur les divisions, sur la résignation, sur les forces dominantes de l’argent, sur les égoïsmes, sur les peurs, sur le destin. Nous en appelons à des victoires pour les salariés, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes, le monde du travail ; nous en appelons à des victoires pour les droits des femmes, la culture, l’éducation, les services publics, la planète... ; nous en appelons à des victoires partagées.

            C’est tout cela que j’ai envie de souhaiter pour l’année qui vient, avec ces belles choses que chacune et chacun attend, espère, grandes et petites, dans sa vie, dans nos vies mêlées.

            Rien de tout cela n’est écrit d’avance, ni dans les cartes ni ailleurs. Je n’y ai vu que ce que j’ai voulu y voir pour que le monde ne soit que ce que nous voulons en faire. «A tout moment, de quelque façon qu’on puisse l’inventer et pour tout le monde, une autre histoire est toujours possible», a dit l’historien Patrick Boucheron dans une petite conférence intitulée : comment se révolter ? « L’histoire est grosse de ce qui a eu lieu et de ce qui n’a pas eu lieu. ce qui n’a pas eu lieu est disponible, il est encore là, à portée de main. » Aussi, ne renonçons jamais à élargir l’espace de ce qui est possible. Dans son mouvement contradictoire et parfois dramatique, le monde porte en germe la force de l’émancipation humaine. Je veux saluer l’action des citoyennes et des citoyens, des militantes et des militants. Leur engagement sera décisif, il sera essentiel, car c’est d’humanité que se nourrit la politique. Inventons ensemble l’année qui vient, inventons ensemble le monde qui vient.  

 

            Bonne année 2017 à chacune et chacun, à toutes et à tous.

 

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