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Congrès 2018 : le texte définitivement adopté

le 01 December 2018

Congrès 2018 : le texte définitivement adopté

Le texte définitivement adopté par le Congrès 2018 est à lire ici en téléchargeant le numéro spécial de Communistes.

 

Intervention de Fabien Gay lors du 38e congrès du PCF

 

Alors, cher.e.s camarades… Sommes-nous vraiment prêts pour les changements à venir ?….

Ça fait bien longtemps qu’on se pose la question, peut être trop d’ailleurs, mais quelque chose me dit que oui, aujourd’hui nous sommes prêts.

Nous sommes prêts car tout nous invite à nous réinventer dans cette période politique où le champ politique a été bouleversé, où la droite gouvernementale frappe les familles populaires et les classes moyennes et cajole les ultra-riches de ce pays. Oui, pour des dizaines de milliers de personnes dans ce pays, pour les salariés, les jeunes, les syndicalistes, les intellectuels ou encore le monde associatif, nous sommes un repère dans la société. Un repère pour les exploités, un repère dans les luttes, un repère dans le quotidien avec nos militant-es et nos élu-es au niveau local. 

Mais nous le savons toutes et tous ici, nous vivons dans une société de l’image, où la communication joue un rôle central notamment pour notre visibilité et notre rayonnement national. Certains peuvent le regretter voire le déplorer, mais nous devons nous confronter à cette question. Non pas comme un problème insurmontable, mais comme une solution pour aller de l’avant. 

La communication est bien plus qu’un outil de notre bataille politique, elle en est le support et elle pourrait même en être l’accélérateur si nous l’utilisions à bon escient. Elle ne doit pas réduire ou dénaturer notre message politique, ou en simplifier le message pour rabaisser notre ambition. Bien au contraire, en 2018, tout invite à élever le niveau du débat politique, et la communication doit être au service du politique et permettre que notre message touche le plus grand nombre. 

S’il y a un constat sur lequel l’ensemble des communistes s’accordent, c’est bien que notre communication doit être entièrement renouvelé. 

J’en veux pour preuve les plus de 1000 contributions qui nous sont remontées sur la communication lors de la consultation interne de septembre 2017... Et OUI ,nous les avons toutes lues, ou presque , avec l’équipe de communication dirigée au siège national par Julia Castanier. 

Mais... Nous avons une bonne nouvelle pour nous les camarades... Les temps changent et, en matière de communication, nous « osons la Rêvolution » !  

Et pour cela, il a fallu commencer par bien identifier le problème. Nous sommes allés interroger en dehors de nos murs pour savoir ce que la société pense vraiment de nous, pas ce que nous aimerions qu’ils pensent de nous. Ce qui en ressort, c’est que le PCF ne souffre pas d’une faiblesse de notoriété, car une très large majorité de citoyens nous identifient. Allez dans la rue et demandez à un passant s’il connaît le Parti communiste français et il vous répondra sans doute que oui. 

Là où cela dévient complexe, c’est quand vous lui demandez quelle image il a de lui. Car le vrai problème est là, dans l’image que nous diffusons et celle qui est ressentie par la grande majorité. Je n’enlève rien des mots que j’ai dis au début. Mais oui, nous souffrons d’un problème d’image : Pas assez forte, pas assez identifiable, pas assez visible et surtout pas assez moderne. Nous sommes tous convaincu.e.s ici de la modernité de notre combat, de la modernité du communisme, de son urgence dans cette crise qui broie l’Humain et détruit notre planète. Alors, il n’appartient qu’à nous de le montrer, d’en faire la démonstration et de l’incarner.

Nous les communistes, nous sommes des pragmatiques. Là où il y a un problème nous savons qu’il y a une solution, ou comme le disait le camarade Lénine « là où il y a une volonté il y a un chemin ».

Et ce chemin, c’est celui que nous vous invitons à emprunter aujourd’hui. Ce que nous allons vous présenter ce soir est le fruit d’un long travail entamé il y a un an, suite à la décision du CN d’impulser une nouvelle stratégie d’image en commençant par refondre notre charte graphique, notre logo et notre signature.

Je vous le dis tout de go. Quand le CN nous a fait cette proposition avec Julia, nous savions le défi qu’il comportait. Un défi car l’attente est très forte et que comme le sélectionneur de l’équipe de France de foot : chacun a un avis sur la composition, donc chacun a un avis sur la communication. Nous savons aussi, plus sérieusement, que c’était un défi car elle touche à notre Parti, ses symboles et son histoire. Elle touche, j’ai envie de dire notre imaginaire collectif et l’intime de chacun. 

Pendant des mois, nous avons écouté les camarades, été à leur rencontre, organisé des groupes de travail. Je voudrai remercier tous les camarades de ce collectif qui ont animé des réunions dans les fédérations de janvier à juin. 

Et c’est suite à ces consultations que nous avons fait un choix :

  • Un choix symbolique en inventant un nouveau logo pour montrer ce que nous sommes.
  • Utilitaire ensuite : car nous souhaitons offrir aux fédérations une charte graphique qui unifiera notre communication et qui facilitera la création de tracts et autres visuels. Que de temps perdu en effet à choisir une police, un rouge, un logo.  A chaque département sa création... Nous sommes sans doute le seul parti en France à avoir plus de 20 logos différents, des dizaines de polices, des centaines de maquettes... Bref, si cela est une richesse et montre l’inventivité des communistes, chacune et chacun constate que cela nuit à notre efficacité. 
  • Un choix stratégique enfin : car avec ce nouveau système de communication, nous entendons montrer ce que nous voulons et ce que nous proposons.

 

Ce logo que nous allons vous dévoiler dans quelques minutes va nous permettre de construire et transmettre une identité qui nous ressemble et qui nous rassemble, une identité qui porte tous les symboles de notre projet, une identité qui s’inscrive dans les problématiques de la société actuelle, parce que le communisme est « manifestement l’idée du 21ème siècle » : une idée écologique, démocratique, sociale, féministe, antiraciste, pacifiste et universelle. Notre identité doit être tout cela, elle doit à la fois s’adresser à nous et en même temps à tous ceux qui pourraient potentiellement partager notre combat, à tous ces « communistes qui s’ignorent », à celles et ceux qui se posent des questions et remettent en cause le capitalisme et qui peuvent être intéressés de nous rejoindre. 

Nous allons donc vous présenter ce nouveau logo qui, je le sais, est très attendu. Il est le fruit de votre réflexion, dans notre diversité.  Ce que nous voulons c’est que vous vous l’appropriez, que vous le testiez et le fassiez vivre dans vos départements. Parce que ce logo, c’est le vôtre, c’est le nôtre ! À nous d’en être fier et de le faire connaître ! À nous de nous en emparer et d’en tapisser les murs de nos villes et de nos campagnes pour dire haut et fort en cette période de beaujolais nouveau : Le nouveau Parti communiste est arrivé !

Alors certains d’entre vous y verrons l’étoile de l’idéal, d’autre une France ouverte sur le monde, accueillante envers les réfugiés qui fuient la guerre et la misère, d’autres encore un bourgeon, qui montre que le communisme est une idée neuve, mais aussi l’écologie, d’autres encore un mouvement, un poing levé et même les cerises de la Commune. Certains y verront enfin un humain debout, fier, les bras ouverts, fraternel comme pour symboliser notre signature L’humain d’abord. Oui ce logo est tout ça à la fois, car c’est ça le Parti Communiste Français ! 

 

Intervention de Fabien Gay lors du 38e congrès du PCF

 

Alors, cher.e.s camarades… Sommes-nous vraiment prêts pour les changements à venir ?….

Ça fait bien longtemps qu’on se pose la question, peut être trop d’ailleurs, mais quelque chose me dit que oui, aujourd’hui nous sommes prêts.

Nous sommes prêts car tout nous invite à nous réinventer dans cette période politique où le champ politique a été bouleversé, où la droite gouvernementale frappe les familles populaires et les classes moyennes et cajole les ultra-riches de ce pays. Oui, pour des dizaines de milliers de personnes dans ce pays, pour les salariés, les jeunes, les syndicalistes, les intellectuels ou encore le monde associatif, nous sommes un repère dans la société. Un repère pour les exploités, un repère dans les luttes, un repère dans le quotidien avec nos militant-es et nos élu-es au niveau local. 

Mais nous le savons toutes et tous ici, nous vivons dans une société de l’image, où la communication joue un rôle central notamment pour notre visibilité et notre rayonnement national. Certains peuvent le regretter voire le déplorer, mais nous devons nous confronter à cette question. Non pas comme un problème insurmontable, mais comme une solution pour aller de l’avant. 

La communication est bien plus qu’un outil de notre bataille politique, elle en est le support et elle pourrait même en être l’accélérateur si nous l’utilisions à bon escient. Elle ne doit pas réduire ou dénaturer notre message politique, ou en simplifier le message pour rabaisser notre ambition. Bien au contraire, en 2018, tout invite à élever le niveau du débat politique, et la communication doit être au service du politique et permettre que notre message touche le plus grand nombre. 

S’il y a un constat sur lequel l’ensemble des communistes s’accordent, c’est bien que notre communication doit être entièrement renouvelé. 

J’en veux pour preuve les plus de 1000 contributions qui nous sont remontées sur la communication lors de la consultation interne de septembre 2017... Et OUI ,nous les avons toutes lues, ou presque , avec l’équipe de communication dirigée au siège national par Julia Castanier. 

Mais... Nous avons une bonne nouvelle pour nous les camarades... Les temps changent et, en matière de communication, nous « osons la Rêvolution » !  

Et pour cela, il a fallu commencer par bien identifier le problème. Nous sommes allés interroger en dehors de nos murs pour savoir ce que la société pense vraiment de nous, pas ce que nous aimerions qu’ils pensent de nous. Ce qui en ressort, c’est que le PCF ne souffre pas d’une faiblesse de notoriété, car une très large majorité de citoyens nous identifient. Allez dans la rue et demandez à un passant s’il connaît le Parti communiste français et il vous répondra sans doute que oui. 

Là où cela dévient complexe, c’est quand vous lui demandez quelle image il a de lui. Car le vrai problème est là, dans l’image que nous diffusons et celle qui est ressentie par la grande majorité. Je n’enlève rien des mots que j’ai dis au début. Mais oui, nous souffrons d’un problème d’image : Pas assez forte, pas assez identifiable, pas assez visible et surtout pas assez moderne. Nous sommes tous convaincu.e.s ici de la modernité de notre combat, de la modernité du communisme, de son urgence dans cette crise qui broie l’Humain et détruit notre planète. Alors, il n’appartient qu’à nous de le montrer, d’en faire la démonstration et de l’incarner.

Nous les communistes, nous sommes des pragmatiques. Là où il y a un problème nous savons qu’il y a une solution, ou comme le disait le camarade Lénine « là où il y a une volonté il y a un chemin ».

Et ce chemin, c’est celui que nous vous invitons à emprunter aujourd’hui. Ce que nous allons vous présenter ce soir est le fruit d’un long travail entamé il y a un an, suite à la décision du CN d’impulser une nouvelle stratégie d’image en commençant par refondre notre charte graphique, notre logo et notre signature.

Je vous le dis tout de go. Quand le CN nous a fait cette proposition avec Julia, nous savions le défi qu’il comportait. Un défi car l’attente est très forte et que comme le sélectionneur de l’équipe de France de foot : chacun a un avis sur la composition, donc chacun a un avis sur la communication. Nous savons aussi, plus sérieusement, que c’était un défi car elle touche à notre Parti, ses symboles et son histoire. Elle touche, j’ai envie de dire notre imaginaire collectif et l’intime de chacun. 

Pendant des mois, nous avons écouté les camarades, été à leur rencontre, organisé des groupes de travail. Je voudrai remercier tous les camarades de ce collectif qui ont animé des réunions dans les fédérations de janvier à juin. 

Et c’est suite à ces consultations que nous avons fait un choix :

  • Un choix symbolique en inventant un nouveau logo pour montrer ce que nous sommes.
  • Utilitaire ensuite : car nous souhaitons offrir aux fédérations une charte graphique qui unifiera notre communication et qui facilitera la création de tracts et autres visuels. Que de temps perdu en effet à choisir une police, un rouge, un logo.  A chaque département sa création... Nous sommes sans doute le seul parti en France à avoir plus de 20 logos différents, des dizaines de polices, des centaines de maquettes... Bref, si cela est une richesse et montre l’inventivité des communistes, chacune et chacun constate que cela nuit à notre efficacité. 
  • Un choix stratégique enfin : car avec ce nouveau système de communication, nous entendons montrer ce que nous voulons et ce que nous proposons.

 

Ce logo que nous allons vous dévoiler dans quelques minutes va nous permettre de construire et transmettre une identité qui nous ressemble et qui nous rassemble, une identité qui porte tous les symboles de notre projet, une identité qui s’inscrive dans les problématiques de la société actuelle, parce que le communisme est « manifestement l’idée du 21ème siècle » : une idée écologique, démocratique, sociale, féministe, antiraciste, pacifiste et universelle. Notre identité doit être tout cela, elle doit à la fois s’adresser à nous et en même temps à tous ceux qui pourraient potentiellement partager notre combat, à tous ces « communistes qui s’ignorent », à celles et ceux qui se posent des questions et remettent en cause le capitalisme et qui peuvent être intéressés de nous rejoindre. 

Nous allons donc vous présenter ce nouveau logo qui, je le sais, est très attendu. Il est le fruit de votre réflexion, dans notre diversité.  Ce que nous voulons c’est que vous vous l’appropriez, que vous le testiez et le fassiez vivre dans vos départements. Parce que ce logo, c’est le vôtre, c’est le nôtre ! À nous d’en être fier et de le faire connaître ! À nous de nous en emparer et d’en tapisser les murs de nos villes et de nos campagnes pour dire haut et fort en cette période de beaujolais nouveau : Le nouveau Parti communiste est arrivé !

Alors certains d’entre vous y verrons l’étoile de l’idéal, d’autre une France ouverte sur le monde, accueillante envers les réfugiés qui fuient la guerre et la misère, d’autres encore un bourgeon, qui montre que le communisme est une idée neuve, mais aussi l’écologie, d’autres encore un mouvement, un poing levé et même les cerises de la Commune. Certains y verront enfin un humain debout, fier, les bras ouverts, fraternel comme pour symboliser notre signature L’humain d’abord. Oui ce logo est tout ça à la fois, car c’est ça le Parti Communiste Français ! 

 

Discours de Fabien Roussel - 38eme congrès du PCF

le 26 November 2018

Discours de Fabien Roussel - 38eme congrès du PCF

Cher-es ami-es, Cher-es camarades, 

Depuis des semaines, des mois même, notre parti est en mouvement. Les communistes discutent, débattent, amendent...  Le Parti Communiste vit comme jamais  ! Et le message que vous avez porté tous ensemble est très clair : être unis et toujours plus combatifs !  
Oui, être unis, parce que c'est notre plus grande force, depuis bientôt un siècle que notre parti existe. Nous avons toujours su, nous les communistes, nous rassembler autour de notre idéal commun, celui d'une société d'abord tournée vers l'Humain et non livrée aux marchés financiers. 
Nous sortons de ce congrès soudés, riches des multiples contributions qui ont donné, à notre projet, une cohérence et une force rarement atteintes. 
Avec Pierre Laurent, dont je salue la détermination et la fraternité, la confiance et la sincérité, nous avons travaillé, avec tous les militant·es, nous avons œuvré sans relâche pour aboutir à cette réussite. 
Et je voudrai, d'abord, vous remercier, vous les communistes, les secrétaires de sections, les secrétaires fédéraux, qui nous avez dit, d'une manière claire et impérative, que nous devions parvenir à nous rassembler lors de ce congrès. 

Alors voilà, nous avons réussi un exercice démocratique incroyable quand d'autres partis se seraient déchirés, auraient explosé. Mais pas nous, non surtout pas nous ! 

Oui, nous sommes prêts pour les combats, prêts à porter notre projet, prêts à être toujours plus dans les luttes comme celle qui monte dans le pays autour du pouvoir d'achat. 

Et je le redis ce matin: Nous sommes résolument aux côtés des travailleurs et travailleuses, des retraité·es, assommé·es par la hausse des prix des carburants, qu'ils et elles portent, ou non, un gilet jaune.  

Et nous sommes aussi pour relever le défi climatique ! Mais pas avec une fiscalité punitive ! Or c'est exactement ce qu'il se passe avec cette hausse aveugle des taxes sur les carburants, qui frappe ceux et celles qui travaillent. 
Et tout cela non pas pour investir dans les énergies renouvelables et les infrastructures de transports, mais bien pour combler les trous béants laissés dans le budget de la France par les cadeaux faits aux plus riches. 

Le faux nez écologique du gouvernement ne trompe personne. 

Sur les 37,7 milliards d'euros que va rapporter la Taxe Intérieure de consommation sur les produits énergétiques, 19,6% sont dirigés vers la transition écologique.  C'est avec de telles supercheries que l'on déchaîne des colères.  

Gilets jaunes, mais aussi blouses blanches: Oui, nous soutenons aussi les infirmières en lutte contre le plan Santé, à travers le Tour de France des hôpitaux que nous menons depuis des mois.  
Comment peut-on encore oser réclamer en 2019, 900 millions d'euros d'économies à l'hôpital public quand on supprime l'ISF qui rapportait 3,2 milliards ? Exigeons l'embauche de 100 000 personnes à l'hôpital et 200 000 dans nos EHPAD, qui sont littéralement à bout de souffle. 
Autre service public en colère, celui de l’Éducation nationale, où le personnel, de la maternité à l'Université, crie sa colère de ne pas avoir les moyens d'exercer sa mission.  

Et que fait ce gouvernement ? Des économies ! Des économies sur le dos de nos besoins vitaux. 
Les gilets jaunes, les blouses blanches, les robes noires de la justices mais aussi les cols bleus des usines ont des raisons de donner de la voix. 
Car pour certains, ce sont des services publics de proximité qui disparaissent. Pour d'autres, c'est leur feuille de paye qui fond. Et quand ils la comparent avec celle de ces soi-disant « grands patrons », plus pressés de planquer leur argent dans les paradis fiscaux que de créer des emplois en France, c'est la colère. C'est de l'indécence pure. 

Carlos GOSHN ! Il a encaissé, au bas mot 20 millions d'euros par an, 1,6 million par mois. 
1,6 par mois ! 
Un salarié de Renault, posté, sur une ligne de production ne touchera jamais en une vie ce que touche son patron touche en 1 mois ! 

Pourtant, il sait ce que vivent les salariés de Renault Douai que j'ai rencontrés. Il a dû les entendre raconter que même après 20 ans d'ancienneté, certains ne gagnent que 1 400 euros net, au prix d'une grande souffrance au travail. 

Ces ouvriers sont brisés par des cadences infernales, dignes des temps modernes de Charlie Chaplin. Burn-out, humiliation et même parfois honte de ne pas y arriver : voilà le quotidien de ces travailleurs opiniâtres, durs au mal, fiers de leur métier, mais tellement malmenés et déconsidérés. 

Que peut-on éprouver d'autre que du ressentiment et du dégoût face aux rémunérations scandaleuses des grands patrons français, ces « cracks du CAC » pour lesquels il ne semble pas y avoir de limite. 
En 2017, la rémunération moyenne d'un patron du CAC 40 s'est élevée à plus de 5 millions d'euros par an. Une augmentation de 14% par rapport à 2016. 

Et vos salaires, vos pensions, ont-ils augmenté de 14% ces deux dernières années ? 

C'est peu dire que les salaires des travailleurs n'ont pas suivi la même pente !  

On est vraiment dans un autre monde. Celui dans lequel les 15 patrons les mieux payés de France gagnent 100 fois plus que le niveau moyen pratiqué dans leurs entreprises.  
Voilà pourquoi nous réclamons non seulement l'encadrement des salaires mais aussi, et c'est une urgence, une hausse de 200 euros net du SMIC dès le mois de janvier. 

Le gouvernement doit ouvrir rapidement les négociations pour une hausse générale des salaires dans le secteur privé comme dans le secteur public et la fonction publique. 

Nous devons aussi amplifier notre campagne pour obtenir une hausse des pensions pour nos retraités, injustement sacrifiés sur l'autel du capitalisme financier si cher à notre président. 

Et quand les parlementaires communistes demandent au gouvernement de leur rendre leur pouvoir d'achat, la réponse est terrible:  « ça coûte trop cher » ! Mais c'est leurs cadeaux aux plus riches qui nous coûtent cher, c'est leur politique en faveur du capital qui coûte cher et c'est justement ça qu'il faut remettre en cause. 

Cette campagne sur le coût du capital, et en faveur du pouvoir d'achat des Français, est essentielle aujourd'hui. C'est une question de dignité humaine. C'est une campagne à amplifier pour le Parti Communiste Français dans les prochains mois: avec les français et les françaises, les salarié·es, les retraité·es, gagnons la bataille du pourvoir d'achat, obtenons une hausse généralisée des salaires et des pensions !  

Dans les prochains jours, avec une pétition nationale, allons à la rencontre des français pour faire monter cette exigence ! 

Nos communes souffrent, elles aussi, d'un manque criant de considérations et de moyens. Elles sont asséchées par ce gouvernement qui prévoit de faire 13 milliards d'euros d'économies sur leur dos durant le quinquennat. Avec ses méthodes, le gouvernement décourage les maires et les élus locaux. 

1 maire sur 2 envisage de ne pas se représenter en 2020 ! C'est grave car les élus locaux sont les sentinelles de la démocratie, ceux qui ont le lien le plus direct avec nos concitoyens et concitoyennes. 
Pourtant, nos 36 000 communes sont une véritable richesse dans notre pays. Elles sont nées avec la Révolution française il y a plus de 200 ans et elles font toute l'originalité de notre pays, avec ses mairies, ses services publics, ses lieux de vie. 
Alors résistons aux injonctions de l'Union Européenne qui poussent les communes à fusionner, à se dissoudre dans de grandes agglomérations. Nous sommes attachés à nos villes, à nos villages et nous les défendrons bec et ongle ! 

Et que personne nous dise que c'est un problème d'argent, d'économie, de déficit ! 

Car la France ne manque pas d'argent, loin de là ! Mais il ne profite qu'à une minorité. Une infime minorité qui prospère insolemment. Ce sont eux les véritables assistés de la République, qui ont bénéficié ces dernières années de tant de largesses ! 

Savez-vous exactement ce qu'ils pèsent dans notre société ? C'est écrit en toutes lettres dans le rapport sur le plafonnement de l'ISF qui nous a été remis en commission des finances à l'Assemblée nationale. 

Ils étaient 358 198 redevables de l'ISF en 2017. Il totalisaient un patrimoine total de 1 028 782 M ! 1028 milliards ! La moitié de notre richesse annuelle (PIB) détenue par seulement 0,5% de la population. C'est sûr qu'il y avait urgence à supprimer l'ISF ! (rapport Cour des Comptes 2018) 
Et encore, si tous ces riches contribuables s'acquittaient de leurs impôts... Mais c'est tellement loin d'être le cas.  

On les retrouve souvent, avec d'autres, pris la main dans le pot de confiture de l'évasion fiscale. Ils n'en n'ont jamais assez. Ils sont addicts à l'argent comme certains à la drogue ou au sexe.  
Et c'est de pire en pire. Les riches n'ont jamais été aussi riches et l'évasion fiscale devient un fléau mondial qui menace l'existence même des États à force de les priver de moyens financiers.  
40% des bénéfices des multinationales sont transférés vers les paradis fiscaux.  
Il manque 100 milliards de recettes fiscales à la France tous les ans à cause de ce fléau. 1000 milliards à l'Europe ! 

Et non seulement  les gouvernements libéraux laissent faire mais en plus, ils se mettent d'accord pour continuer à taper dans notre pouvoir d'achat, vendre nos services publics et nous mettre en concurrence pour nous faire travailler pour des clopinettes ! 

Voilà un des sujets que nous avancerons lors des prochaines élections européennes et nous exigerons, entre autre, la tenue d'une COP fiscale mondiale, à l'image de celle qui a été menée sur l'environnement. 

Car si les gaz à effet de serre font des trous dans la couche d'ozone, l'évasion fiscale fait des trous dans nos finances publiques ! 

Menons tous ensemble ce combat pour une fiscalité juste en France, en Europe et dans le Monde  ! 

La France, deuxième économie de l'Union, peut  aussi montrer l'exemple. Soyons modernes, nous les communistes et proposons un nouvel impôt pour lutter contre ces multinationales qui délocalisent à l'étranger les bénéfices qu'elles réalisent en France. Ce gouvernement réussit à mettre en place le prélèvement à la source de nos revenus à partir du premier janvier. Et bien, pourquoi ne pas mettre en place le prélèvement à la source des bénéfices de ces multinationales avant qu'elles ne l'envoient dans les paradis fiscaux ? 
Il faut que ces multinationales paient le même impôt que nos PME et nos commerçants, c'est quand même le minimum !! 

Oui nos PME souffrent  aussi et sont victimes de ce système financier, de cette économie globalisée et le PCF du 21eme siècle doit aussi les entendre et s'en préoccuper. 

Le prélèvement à la source des multinationales, c'est un nouvel impôt qui nous permettra de dégager des ressources nouvelles pour notre budget, pour développer des services publics ou encore relever le défi climatique. 

De même comment peuvent-ils dire qu'il n'y a pas d'argent pour développer des services publics en Europe, pour lutter contre la pauvreté, pour soutenir une agriculture durable quand la BCE distribue 3000 milliards d'euros aux banques, comme ça, sans conditionner cet argent, et encore moins en passant par les États ?  

Oui, la finance a pris le pouvoir et il faut le dire, car c'est à cause de cela que ça va mal. 
Mais c'est aussi en reprenant le pouvoir sur l'argent, sur la finance que nous réussirons à répondre aux besoins des peuples d'Europe, sans les mettre en concurrence. 

Voilà le beau défi que nous relèverons avec Ian BROSSAT, qui sera, je le souhaite, à la tête d'une liste la plus belle, la plus large, la plus rassembleuse pour réussir à envoyer des député·es communistes au Parlement européen ! Ne perdons plus de temps, allons y ! 

Une partie de cette campagne se joue maintenant ! 
D'ici la fin de l'année, nous devons multiplier les initiatives, sur le pouvoir d'achat, les services publics, sur l'évasion fiscale, sur l'emploi et les travailleurs détachés ! 

Oui nous avons du pain sur la planche. 

Les luttes à mener sont nombreuses, mais nous avons pour cela une force considérable. 
La vôtre, celle des 49 393 militants communistes, qui sont notre incomparable richesse. 

Soyons fier·es, soyez fier·es de ce que vous faites, soyez fier·es d'être des militantes et militants pour la dignité humaine, pour la fraternité, pour la justice sociale. Il en manque tant dans notre pays. 

Donner du temps au service des autres, pour défendre un hôpital menacé, une maternité de proximité, un bureau de Poste dans un village, une usine, pour tendre la main à un homme en détresse, qu'il soit français, étranger ou réfugié, c'est tellement rare, mais c'est notre ADN, à nous les communistes !  

C'est là qu'est notre place, aux côtés des « Arjos » qui se sont mobilisés pendant 1 615 jours pour sauver leur usine de Wizernes.  Aux côtés des salarié·es de GE Hydro à Grenoble, qui se sont battus pour préserver des emplois quand le géant américain avait promis d'en créer plus de 1000 lors du rachat d'Alstom Power. Aux côtés des GM&S Industry, dans la Creuse et de tant d'autres contraints, comme les ASCOVAL aussi, montés au front pour sauver leur entreprise, aux côtés des familles mal logées ou des réfugiés traités comme des moins que rien. 

Soyons fier·es de notre engagement militant et de nos combats. 

Soyons fier·es de notre engagement contre toutes les formes de domination, contre les violences sexistes et sexuelles, contre le racisme et la xénophobie. 

Nous sommes des militant·es de la fraternité, de l'Humanité, du vivre ensemble, de ceux et celles qui organisent aussi les banquets, les fêtes que nous tenons encore, dans les villes, dans les quartiers. 

Ceux qui arrivent à réussir ce pari incroyable, magique, unique de la fête de l'Humanité ! 
Qu'ils y organisent un débat, servent derrière un bar, assurent la sécurité de la Fête, sans les militants et les militantes communistes, cette fête n'existerait pas ! 

Et il y a aussi nos 7000 élu·es qui se battent, sur tout le territoire, dans une ville, un village, dans un conseil départemental, une région, à l'Assemblée ou au Sénat. Voilà aussi une force utile pour faire vivre l'espoir d'un monde meilleur. 

Soyons fiers de nos élu·es, de ces élu·es qui donnent, eux aussi, un bout de leur vie, de ces élu·es qui, en plus, reversent une part de leurs émoluments car notre but, à nous, c'est d'être utiles et surtout, de ne pas changer une fois élu, de ne pas se faire élire pour s'enrichir. Pour nous, être élu·e, ce n'est pas un métier, c'est un engagement total au services des autres ! 

Cultivons tous les jours cet état d'esprit, cette capacité d'indignation, cette distance avec l'argent, cette disponibilité à passer du temps le soir à organiser une réunion, à vendre l'Huma sur un marché, à rendre visite à un voisin en difficulté. 
Les communistes sont uniques pour toutes ces raisons. 

Mes chers camarades, 

soyons fiers d'être des militants du bonheur car le sens de l'engagement se perd dans notre pays. Les partis et les syndicats ne sont pas à la mode ? Mais que serait, sans eux, la démocratie ? 

A ceux et celles qui doutent, je leur dis: venez, envahissez nous, mêlez vous en, rejoignez un syndicat, un parti et regardez de l'intérieur comment ça se passe, bousculez-nous quand il le faut ! 

C'est la raison pour laquelle nous devons nous renforcer, être plus nombreux et nombreuses, être toujours plus organisé·es dans les villes, dans les entreprises. 

Il nous faut, rapidement, lancer des campagnes d'adhésions pour appeler toutes ces femmes, tous ces hommes qui s'interrogent, qui doutent, qui aspirent à vivre dans un monde meilleur mais ne savent pas comment faire. Oui, le Parti Communiste peut et doit redevenir un parti plus fort, plus organisé, plus présent dans tous les territoires, plus ouvert sur la société qui bouge.  

Adressons nous à tous ces orphelins de la gauche, à tous ces déçus de la politiques, à tous ceux qui ne se retrouvent dans aucune force de gauche actuelle et fixons nous l'objectif de repasser la barre des 55 000 adhérents d'ici la fin de l'année prochaine ! 

C'est comme cela que l'on portera le mieux nos idéaux d'une société plus juste, plus fraternelle : avec un parti plus organisé, la tête toujours dans les étoiles  et les pieds bien plus ancrés dans la glaise ! 

La Paix 
La question de la Paix est aussi un des sujets majeurs qui nous préoccupent. 

Là encore, notre place est auprès de ces peuples en souffrance, de ces familles déplacées, harcelées, martyrisées, de ses enfants privés du si beau droit à l'insouciance, plongés dans les secousses d'un monde rongé par le repli sur soi, les égoïsmes et les nationalismes. 
Nous sommes à leurs côtés, comme nous étions contre l'Apartheid et derrière Nelson Mandela. 

Comme nous sommes aujourd'hui toujours aux côtés des Palestiniens et de tous ces peuples qui ne demandent qu'à vivre dans la dignité et la tranquillité. 

Oui à un Pays pour la Palestine et la Paix pour les peuples israéliens et palestiniens ! 
Soutenons le peuple Kurde dans son combat pour l'indépendance et tous ces démocrates turcs emprisonnés par Erdogan. 

Promouvoir la paix, c'est aussi ne pas tricher. 
C'est être cohérent. Tout le monde veut la Paix. Mais les même qui appellent à la Paix participent à la course à l'armement. Il n'y a jamais eu autant d'armes vendues dans le monde. Et donc jamais autant de conflits, autant de guerres. 

Et la France monte désormais sur le podium des exportateurs d'armement, derrière les États-Unis et la Russie. Pouvons-nous vendre des armes à l'Arabie Saoudite - 11 milliards d'euros de commandes en neuf ans -, et nous émouvoir en même temps des atrocités commises par un régime cruel et rétrograde ? 

Quelle est la crédibilité d'un tel discours ? Et quelle peut être la portée d'une ode à la Paix le 11 novembre, aussi puissante et lyrique soit-elle, quand la France s'engage aussi profondément dans la course à l'armement nucléaire ? 

5 milliards d'euros par an, 14 millions d'euros par jour jusqu'en 2025 pour la dissuasion nucléaire: est-ce vraiment utile au regard de nos besoins et de notre ambition pacifique ? 
Au lieu d'investir dans des sous-marin nucléaires français, pourquoi ne pas construire des maternités, des écoles ? 
Alors oui, faisons de la Paix une question prioritaire et mobilisons-nous pour vivre dans un monde sans arme nucléaire ! 

Pour terminer, après les questions d'argent, après celle de la Paix, une question majeure qui est celle du défi climatique. 

Le Parti Communiste du 21eme est celui qui placera cette question au cœur de son action car la planète, l'humanité est réellement menacée. Mais il s'agit, là encore, de mettre les actes en accord avec les discours. 

L'écologie doit être positive, et non punitive. Accessible à toutes et tous et non réservée aux seuls urbains aisés. Comme l'a dit Nicolas Hulot, n'opposons pas les menaces de fin du monde et les fins de mois difficiles. 

Mais la hausse des taxes sur l'essence et le diesel, c'est ce qu'il y a de plus injuste car elle frappe surtout les salariés les plus modestes. Les riches s'en moquent de payer plus cher l'essence ou le diesel.  
Mais les ouvrier·es, les aides à domicile, les salarié·es des zones rurales, des montagnes ! Comment font-ils ?  
Voilà pourquoi nous exigeons l'annulation de la hausse des taxes sur le diesel et autres carburants. Parce que cela représenterait une nouvelle baisse de pouvoir d'achat totalement injuste, jusqu'à 370 euros par an en 2022 pour ceux qui parcourent 
20 000 kilomètres par an. 
Et surtout parce qu'il y a d'autres voies à explorer pour réduire la consommation d'hydrocarbure et préserver l'environnement.  

Nous proposons ainsi de taxer le kérosène, ou encore le fioul lourd des porte-conteneurs Ou de manière exceptionnelle, les bénéfices des compagnies pétrolières. Pourquoi ne pas sortir du calcul du déficit des États les investissements écologiques comme le propose Nicolas Hulot ? 
Pourquoi la BCE ne prête pas à taux Zéro aux États, au moins pour commencer, pour leurs investissements écologiques ? 
Voilà des recettes nouvelles qui permettraient d'engager rapidement cette révolution écologique que nous appelons de nos vœux. 
Et au lieu de taxer les automobilistes, il faut ré-ouvrir des lignes de chemins de fers  au lieu d'en supprimer! 
Car pour inciter les automobilistes à laisser la voiture au garage, il faut leur proposer d'autres modes de transports, moins polluants. 
Oui, nous pensons que le train, le TER, le métro sont des leviers essentiels pour la défense de la planète. Développer les transports collectifs en favorisant l'accès du plus grand nombre, voilà notre cap. 

C'est pour cela que nous demandons plus de moyens pour nos collectivités et une TVA à 5,5% pour les transports en commun, afin de permettre, là où c'est possible, la gratuité pour ceux et celles qui en ont besoin, voir la gratuité totale. 

Et nos constructeurs automobiles, quand vont-ils enfin sortir un véhicule vraiment écologique, autre chose que la voiture électrique ? 
Cela fait des années que les camarades de RENAULT proposent de lancer un véhicule avec un moteur à l'hydrogène, moteur qui existe déjà pour les bus. Ce moteur là, il fonctionne à l'air et à l'eau, il n'y a rien de plus écologique ! 

L'écologie doit irriguer toute la société, imprégner l'aménagement du territoire, l'alimentation, la consommation, le logement et la rénovation urbaine, l'énergie et sa nécessaire maîtrise publique, l'urbain et le rural, chacun avec ses défis. Ils sont immenses et nous sommes prêts à les relever. 

Oui soyons sincèrement éco-communistes, écolo-coco ! C'est aussi ça le Parti Communiste du 21ème siècle ! 

Inventons ce nouveau modèle économique, social, écologique dont nous avons besoin pour sortir de ce capitalisme prédateur pour l'être humain et nos ressources naturelles! 

Je conclurai par ce proverbe indien, repris par Saint-Exupéry et que vous connaissez sans doute :  
« Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants. » Et bien nous pouvons ajouter: de quels enfants la Terre va-t-elle hériter demain ? 

Et c'est notre responsabilité, à nous communistes, d'y travailler, de créer les conditions pour que nos enfants, les enfants de demain puissent vivre dignement mais s'engagent, eux aussi, pour un monde plus fraternel, plus solidaire, plus respectueux de la planète. 

Mes cher(e) camarades, 

Nous avons de merveilleux défis à relever tous ensemble. Le monde change, le capitalisme s'adapte. 

Le parti communiste et ses militants s'y préparent.  

Nous devons garder ce cap qui fait notre force: celui de servir inlassablement la cause du peuple, dans sa diversité, avec tout ce qu'il a de beau et de puissant, mais aussi avec ses excès, ses contradictions.  

Nous voulons faire du commun, construire ensemble ce projet de société qui place l'être humain et notre planète au cœur de tous ses choix, c'est le communisme. Et le communisme, en ce 21eme siècle, reste une idée neuve ! 

Nous continuerons à œuvrer pour les rassemblements les plus larges, pour l'union du peuple de France car c'est notre histoire, celle des communistes français, de ses élu·es et c'est certainement là, la grande différence avec toutes les autres forces politiques de gauche. 

En 36, avec le Front populaire, en 40 dans la Résistance, en 45 en participant au gouvernement du général de Gaulle pour reconstruire une France exsangue, en 68, avec les syndicats et les étudiants, en 81 avec l'Union de la Gauche, en 2005 dans un front très large pour gagner le référendum contre le traité constitutionnel, 
le PCF a été de tous ces grands moments de l'Histoire de France, pour gagner, avec d'autres, de grandes conquêtes sociales. 

Unir, rassembler, dans la fraternité, toujours et dans le respect des idées de chacun, c'est notre manière de faire de la politique au Parti Communiste Français. 

Qui peut en dire autant ? 
Alors continuons, faisons tout pour redonner un espoir à gauche, à construire les rassemblements les plus larges car c'est la seule issue et aucune force politique de gauche ne gagnera toute seule. 

Et continuons aussi avec un Parti Communiste plus fort, plus influent, plus combatif, de montrer qu'il existe dans notre pays une force politique originale, sincère, combative, ouverte qui porte les idéaux de paix, de partage et de fraternité dans tous ses combats. 
Ayons les bras ouverts pour travailler avec toutes celles et ceux qui veulent sortir du capitalisme et construire un nouveau monde libéré de la finance. 

 Adressons nous aux ouvriers, aux instituteurs, aux commerçant, aux paysans, aux infirmières, à toutes celles et ceux qui sont prêts à partager ces combats. 

Ouvrons une lueur d'espoir dans notre pays, avec, dans notre tête et dans notre cœur, un seul mot d'ordre, l'Humain d'abord ! 

Vive Le PCF, 
Vive la République 
Vive la France !

 

 

    Pour le pouvoir d'achat, augmentons les salaires et les retraites !

    De tout le pays monte la colère populaire contre l'injustice sociale et fiscale.

    Qu'ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des robes noires, des millions de femmes et d'hommes n'acceptent plus le sort qui leur est fait. Ils le disent haut et fort : "Trop, c'est trop ! On ne peut continuer à vivre avec des salaires de misère, des pensions sans cesse rognées, des allocations sacrifiées sur l'autel de l'austérité."

    Nous sommes des leurs !

    Ce gouvernement au service de la finance a multiplié les cadeaux fiscaux à une poignée d'ultra riches. De l'autre, il aggrave les difficultés et la précarité pour les salariés, les privés d'emplois, les jeunes, les retraités. Les femmes en sont les premières victimes.

    Nous disons que la transition écologique, vitale à l'heure où l'humanité est menacée de terribles catastrophes, ne peut être menée à bien sans progrès social et sans changer notre modèle économique.

    Avec les femmes et les hommes mobilisés dans les rues, dans les entreprises, dans les quartiers, nous voulons une économie au service de l'humain. Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire autrement, pour partager les richesses créées par le travail.

    L'heure est à la conquête de nouveaux pouvoirs, de l'entreprise à la République, jusqu’à l’Union Européenne.

    Il faut cesser de culpabiliser la majorité de notre peuple. Pour que chacune et chacun puisse vivre dignement, il y a besoin d'augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux. Il y a besoin de services publics réhabilités (école, écologie, recherche, système de santé, culture, accessibles à toutes et tous), d'investissements massifs dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des logements.

    Les moyens pour y parvenir existent. Partons à leur conquête !

    Le gouvernement doit répondre à la souffrance et à la colère du pays. Dès le 1er janvier 2019, l'impulsion doit être donnée d'une augmentation générale des salaires et des pensions, dans le public comme dans le privé : le SMIC doit être augmenté de 200 euros nets. Les négociations doivent s’ouvrir au plus vite dans toutes les branches professionnelles comme dans la fonction publique.

    Pour financer la transition écologique d'autres choix fiscaux, budgétaires et financiers s'imposent, dès la Loi de Finances 2019. Comme l'a fait notre chef de file pour les élections européennes, Ian BROSSAT, nous exigeons :

    • de ramener le taux de la TICPE à son niveau de 2017 et l’affecter réellement à la transition écologique,
    • une taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies pétrolières ,
    • la taxation du kérosène,
    • le maintien des lignes ferroviaires de proximité, menacées de fermeture, le développement du fret ferroviaire,
    • le retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun.

    Et revenir sur l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF…).

    Solidaires de celles et ceux qui se mobilisent pour le pouvoir d'achat et contre l'austérité, engagé dans toutes les luttes pour les droits sociaux et pour l'emploi, appelant à faire un grand succès de la journée syndicale du 1er décembre, le Parti communiste français, réuni en congrès, est plus que jamais déterminé à faire monter cette exigence fondamentale : "L'Humain d'abord !"

     

     

    Suivez in direct les travaux du Congrès du PCF à Ivry

    Aux urnes, camarades !

    Video de la conférence des frères Bocquet à Saint-Yrieix, 27 février 2018

    le 02 March 2018

    Video de la conférence des frères Bocquet à Saint-Yrieix, 27 février 2018

      Les Raisons de Lire GRAMSCI aujourd’hui, par André PRECIGOU

      Les Raisons de Lire GRAMSCI aujourd’hui, par André PRECIGOU

       

      Les gardiens du temple du capitalisme ont déclaré : « ne craindre aujourd’hui que Marx et Gramsci ». En conséquence le capitalisme met en œuvre tous les moyens à sa disposition pour combattre leurs idées.

      Marx est beaucoup plus connu que Gramsci, un des fondateurs du Parti Communiste Italien à Livourne en 1921. Cela tient à ce que dans les années 1920-1930 Gramsci subira l’hostilité de ceux qui dans le mouvement communiste préféraient le dogme en apparence rassurant à l’examen critique parfois douloureux.

      Le dictateur fasciste Mussolini, lui, ne se trompera pas sur sa valeur en le faisant enfermer dans ses geôles sous prétexte « qu’il fallait à tout prix et pour longtemps empêcher ce cerveau de fonctionner ».

      A cause de ses doutes très critiques à l’encontre du bien-fondé de la politique dogmatique de « L’Internationale Communiste » et de Staline, ces derniers le laisseront « crever » dans son cachot. Bien qu’il soit aujourd’hui reconnu qu’il aurait été possible de le tirer de là. Il n’en sera pas dupe. Ses gardiens narquois lui tiendront ces propos : « Il semble que vos camarades n’ont pas l’air très pressés de vous voir libre ».

      Au-dessus de la porte d’entrée de la prison de Turi, la plaque commémorative en l’honneur de Gramsci rappelle qu’il est celui qui nous « libère », celui en qui les « esprits libres », (Pasolini), se reconnaissent : « Parce que sa pensée, qui est en elle, même rationalité critique, s’efforce de prendre en compte « la réalité effective » ; parce que Gramsci considère que tout , y compris sa propre pensée et sa propre action, s’inscrit dans une histoire jamais écrite d’avance ». (Jacques Ducol : - Gramsci, une pensée révolutionnaire -, page 559).

      La pensée de Gramsci n‘est ni obscure, ni incompréhensible, mais au contraire très souvent d’une grande simplicité et d’une grande limpidité, toujours en prise avec la réalité. Pour ces raisons et bien d’autres, comme pour Marx, il semble indispensable, voire incontournable, de connaître les expériences vécues et les pensées de Gramsci, de les mettre en lumière pour éclairer aujourd’hui.

      Prenons le phénomène mondial actuel qui se nomme « populisme ». Il est ancien et fortement ré émergeant depuis la crise de 2008. Comme à chaque fois dans l’histoire, il prend racine sur les frustrations et le désespoir des couches moyennes et populaires qui se voient paupérisées. Actuellement pour ne prendre que la France, il nous mène dans l’impasse. Ce que Macron ne voit pas, au contraire, d’un mauvais œil.

      Ce phénomène est devenu une référence théorique fondamentale pour différents mouvements progressistes en Amérique du Sud, (Venezuela), Podemos en Espagne, Mélenchon et son mouvement la « France Insoumise » dans notre pays.

      II est bon de rappeler que le populisme se rencontre également à droite et extrême droite: LRM, FN, …

      Un des aspects le plus dangereux du populisme de gauche, comme de droite, est la Réfutation de la lutte des classes qui dans les deux cas débouche sur le Culte du chef.

      Pour Gramsci, il va sans dire, que la lutte des classes existe bel et bien. Mais il nous met en garde sur le fait que : « …, elle ne disparaît pas une fois la classe ouvrière et les classes subalternes parvenues au pouvoir ». La précision est de taille. Elle va renforcer notre analyse sur le populisme.

                  Précision : Contrairement à ceux qui soutiennent l’idée, la classe ouvrière n‘a pas disparu en France. Elle est                      tout simplement répartie autrement que les gros bataillons des années 1960 – 1970. La classe                          ouvrière représente donc encore 29% des actifs et 52% avec les employés.

      Mais Gramsci de préciser : « Ce qui n’empêche nullement la recherche prioritaire du consensus le plus large pour assurer durablement sa pérennité sur la base des objectifs que la classe ouvrière aura réussi à faire reconnaître comme étant aussi ceux de toutes les classes autrefois subalternes, voire d’une partie des anciennes classes dirigeantes ».

      C’est bien cette stratégie que met en place notre Parti actuellement.

      Cependant, Gramsci met en garde, en indiquant que dans ces conditions cette victoire sera certainement : « … longue à venir, parce qu’elle dépend d’une multiplicité de facteurs tant objectifs que subjectifs, parce qu’il n’y a aucune fatalité dans le domaine de l’histoire ». En clair il n’y a pas de raccourci possible, envisageable, sinon c’est aller droit à la catastrophe.

      Ce qui nous oblige à combattre sans concession aucune le populisme, ce concept qui date. Deux philosophes, Chantal Mouffe et Ernesto Laclau, sont actuellement la boussole de la « France Insoumise » du mouvement de Mélenchon.

      Laclau affirme : « Pour créer une volonté collective à partir de demandes hétérogènes (classes subalternes chez Gramsci, souligné par l’auteur A.P.) il faut un personnage qui puisse représenter leur unité, je crois donc qu’il ne peut y avoir de mouvement populiste sans leader, c’est évident ». Nous sommes ici très loin des analyses de Marx et de Gramsci.

      Sous un apparent bon sens, facile et trompeur, se trouve en germe un terrible danger : l’idée d’un sauveur suprême, qui serait incontournable. L’histoire en a connu beaucoup de sauveurs suprêmes et on connaît le résultat !

      A suivre Laclau et ses partisans, le fait de se mettre d’accord sur une simple alliance, reposant sans plus sur le fort mécontentement des classes subalternes, les fameux 99% écrasés par le système capitaliste ; cela comme stratégie suffirait à se débarrasser pour toujours de ce dernier. La suite se ferait d’elle-même sous le regard du « leader », ce « sauveur suprême ».

      Mais après ?

      Pour la mise en place du nouveau pouvoir, quel sera son orientation ? Les 99% étant, comme le dit Laclau, hétérogènes. Nombreux seront ceux qui auront prétention à faire prévaloir leurs propres intérêts. Quelle pétaudière ! Que décidera le « leader » ? Sans compter que le capitalisme verra dans cette situation une possibilité de manœuvrer. Sur ce point on peut lui faire confiance, il a une solide expérience.

      Une fois encore, n‘allons-nous pas nous débarrasser d’une classe dominante pour retomber sous la coupe d’une autre ? En fait précisément les mêmes sous d’autres habits.

      D’autant qu’un fait récent ne peut que nous alerter. Mélenchon qui se positionne comme le « leader », lors des élections en Corse a violemment condamné l’union de la gauche, allant jusqu’aux injures. Mais non content de s’en tenir là, a manifesté le désir de rencontrer et de discuter avec les Nationalistes. C’est-à-dire avec la droite et l’extrême droite, dont certains ont du sang sur les mains. Alors ? On le voit le populisme de gauche peut rejoindre celui de droite. Dans l’histoire ce ‘est pas un phénomène nouveau.

      La « Note du Collectif Idées » : « Populisme de gauche : l’impasse » parue dans l’Humanité du 7 février 2018, déclare fort justement : « Il faut choisir entre – pouvoir citoyen – ou – culture du chef- ».

      On peut lire également : « La personnalisation contamine toute la vie démocratique, comme si une personne seule comptait plus que l’intelligence collective sur tous les sujets. C’est une aberration et un anachronisme dans les sociétés complexes du XXIème siècle. Il y a besoin de collectif pour décider et contrôler ».

      Ici on trouve une des réponses à l’avertissement de Gramsci, selon lequel la lutte des classes ne disparaît pas après la prise du pouvoir. Il faut construire du collectif pour décider et contrôler. Sinon on reviendra au point de départ.

      Gramsci entend nous convaincre toujours et pour longtemps encore de ne pas oublier la nécessité de susciter et d’organiser les luttes, de prendre le temps de convaincre pour des transformations politiques, économiques et sociales profondes sur le chemin qui aboutira un jour à la disparition de la lutte des classes.

      Antonio Gramsci fut un théoricien de la politique, mais fut un politique pratique, c’est-à-dire un combattant. Sa conception de la politique est éloignée à la fois de l’instrumentalisme, du moralisme et de l’élaboration doctrinale abstraits. C’est dans la politique que l’on doit chercher l’unité de vie de Gramsci, son point de départ et son point d’arrivée. La recherche, le travail, la lutte, le sacrifice sont les moments de cette unité.

      Il nous aide à « penser par nous-mêmes ». Comme Marx, il est incontournable. Gramsci, c’est refuser la souveraineté et la domination sans partage du capital, c’est s’engager dans une véritable politique de gauche : « Ne pas laisser le capital régner, voilà ce qu’est être de gauche ».

      Plus que jamais nous avons besoin de Gramsci.

      André PRECIGOU.

      ° L’excellent ouvrage de Jacques Ducol que je recommande vivement est d’un grand confort de lecture, un vocabulaire à la portée de tous. La pensée de Gramsci touche à une nouvelle volonté collective capable de renverser la domination planétaire du capitalisme libéral, n’est-ce pas le problème majeur de notre époque ? La pensée de Gramsci peut nous aider à le résoudre : c’est en cela que pour beaucoup d’aspects elle est toujours vivante.

      ° Antonio Gramsci, une pensée révolutionnaire par Jacques Ducol professeur agrégé et docteur en philosophie

      -  Editions Connaissances et Savoirs – 2016 - pages – 25 €uros.

       

       

      Evasion fiscale : conférence-déjeûner avec les frères Bocquet

      le 23 January 2018

      Evasion fiscale : conférence-déjeûner avec les frères Bocquet

      Mardi 27 février 2018

      12 h 00  -  14 h 30

      Salle Georges Hyvernaud       La Combe     SAINT-YRIEIX

       

      Déjeuner-conférence sur le thème de l’évasion fiscale

       

      Organisé par la Fédération de la Charente du PCF

      avec Alain et Éric BOCQUET

      Auteurs de « Sans Domicile Fisc »

      Débat, vente et dédicace

       

      Repas sur réservation préalable obligatoire au 05 45 92 20 42 ou pcf.16@wanadoo.fr

      Règlement par chèque ou espèces à l’entrée.

      Possibilité d’assister au débat sans prendre part au repas

       

       
       

      Clash : Le FN défend-t-il la laïcité ?

      Congrès 2018

      Congrès 2018

      le 06 December 2017

      Congrès 2018

      Le site du congrès est accessible ! 

      www.congrès2018.pcf.fr

        PCF AlternatTV

        On vous fait un dessin ? "Un an de changements "

        On vous fait un dessin ? "Un an de changements "

        le 15 May 2013

          Les chantiers de préparation du Congrès 2018

          Congrès 2018 : le texte définitivement adopté

          le 01 December 2018

          Congrès 2018 : le texte définitivement adopté

          Le texte définitivement adopté par le Congrès 2018 est à lire ici en téléchargeant le numéro spécial de Communistes.

           

          Le Bureau exécutif de la Fédération cd Charente

          le 29 November 2018

          Membres du Bureau Exécutif  Départemental

          Elu pendant le Comité départemental du 28 novembre 2018

          Frédéric

          BROUARD

          Simone

          FAYAUD

          Annette

          FEUILLADE-MASSON

          Edwige

          GAGNEUR

          Michel

          JOUBERT

          Denis

          LAVAUZELLE

          jean Marie

          MASSON

          Leïla

          SARRAZIN

           

            Le Conseil départemental du PCF Charente , novembre 2018

            le 29 November 2018

            Membres du Comité Départemental

            Elus pendant le Congres départemental du 10 novembre 2018

            Nicolle

            BOURDIER

            Frédéric

            BROUARD

            Didier

            BROUSSE

            Yann

            CAMARET

            Christiane

            DELAGE

            Frédéric

            DUSSOL

            Patrick

            EDRICH

            Pierre

            ESCOLANO

            Nathanaëlle

            FAQUIRE-BERGEAT

            Simone

            FAYAUD

            Yvan

            FAYET

            Annette

            FEUILLADE-MASSON

            Edwige

            GAGNEUR

            Michel

            JOUBERT

            Robert

            LAFLEURIEL

            Denis

            LAVAUZELLE

            Véronique

            LAVERGNE

            Sylvain

            LEONARD

            Alexandre

            MARCHAND

            Jean-Marie

            MASSON

            Jean-Louis

            MENTION

            Rémy

            MERLE

            Pierre

            MOKE N'KASU

            Claudine

            PONCY

            Leïla

            RAYMOND

            Reine

            RIVET

            Charles

            SAGNIER

             

              Déclaration du BED sur L’AUGMENTATION DU PRIX DES CARBURANTS…

              le 29 November 2018

              Déclaration du BED sur L’AUGMENTATION DU PRIX DES CARBURANTS…

              Les communistes militent pour une fiscalité écologique socialement juste. Il faut réduire massivement la production de gaz à effet de serre, et évidemment celles émises par les véhicules particuliers. Mais la hausse indifférenciée des prix des carburants n’est pas la bonne méthode : elle frappe le pouvoir d’achat des plus pauvres, pendant que les plus riches gardent leurs « droits de polluer ».

              Sous couvert de fiscalité écologique, le gouvernement ne fait qu’essayer de combler en partie le trou qu’il a creusé dans les caisses de l’État avec ses cadeaux aux plus riches et aux entreprises. Le racket sur les automobilistes frappe le pouvoir d’achat des plus modestes et n'a aucun impact

              La fédération de Charente du PCF comprend l’exaspération de la majorité des  français face à la baisse du pouvoir d'achat  et demande la revalorisation   significative des salaires, des retraites et des minima sociaux pour permettre à   chacun de vivre dignement.

              Nos propositions :

              • Annuler la hausse de la taxe sur les carburants
              • Taxer le kérosène qui ne l'est pas aujourd'hui.
              • Taxer TOTAL et ses dix milliards de profits annuels
              • Cesser de fermer les petites lignes de train, et au contraire reouvrir en       urgence la ligne Angoulême Limoges
              • Obtenir la gratuité des transports urbains du GrandAngouleme, dont le BHNS.
              • Immédiatement rétablir l'ISF, supprimer la hausse de la CSG sur les retraites et augmenter le SMIC net de 200 euros dès janvier 2019.

              Le Bureau exécutif du PCF 16

               

                Pour le pouvoir d'achat, augmentons les salaires et les retraites !

                le 26 November 2018

                De tout le pays monte la colère populaire contre l'injustice sociale et fiscale.

                Qu'ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des robes noires, des millions de femmes et d'hommes n'acceptent plus le sort qui leur est fait. Ils le disent haut et fort : "Trop, c'est trop ! On ne peut continuer à vivre avec des salaires de misère, des pensions sans cesse rognées, des allocations sacrifiées sur l'autel de l'austérité."

                Nous sommes des leurs !

                Ce gouvernement au service de la finance a multiplié les cadeaux fiscaux à une poignée d'ultra riches. De l'autre, il aggrave les difficultés et la précarité pour les salariés, les privés d'emplois, les jeunes, les retraités. Les femmes en sont les premières victimes.

                Nous disons que la transition écologique, vitale à l'heure où l'humanité est menacée de terribles catastrophes, ne peut être menée à bien sans progrès social et sans changer notre modèle économique.

                Avec les femmes et les hommes mobilisés dans les rues, dans les entreprises, dans les quartiers, nous voulons une économie au service de l'humain. Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire autrement, pour partager les richesses créées par le travail.

                L'heure est à la conquête de nouveaux pouvoirs, de l'entreprise à la République, jusqu’à l’Union Européenne.

                Il faut cesser de culpabiliser la majorité de notre peuple. Pour que chacune et chacun puisse vivre dignement, il y a besoin d'augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux. Il y a besoin de services publics réhabilités (école, écologie, recherche, système de santé, culture, accessibles à toutes et tous), d'investissements massifs dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des logements.

                Les moyens pour y parvenir existent. Partons à leur conquête !

                Le gouvernement doit répondre à la souffrance et à la colère du pays. Dès le 1er janvier 2019, l'impulsion doit être donnée d'une augmentation générale des salaires et des pensions, dans le public comme dans le privé : le SMIC doit être augmenté de 200 euros nets. Les négociations doivent s’ouvrir au plus vite dans toutes les branches professionnelles comme dans la fonction publique.

                Pour financer la transition écologique d'autres choix fiscaux, budgétaires et financiers s'imposent, dès la Loi de Finances 2019. Comme l'a fait notre chef de file pour les élections européennes, Ian BROSSAT, nous exigeons :

                • de ramener le taux de la TICPE à son niveau de 2017 et l’affecter réellement à la transition écologique,
                • une taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies pétrolières ,
                • la taxation du kérosène,
                • le maintien des lignes ferroviaires de proximité, menacées de fermeture, le développement du fret ferroviaire,
                • le retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun.

                Et revenir sur l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF…).

                Solidaires de celles et ceux qui se mobilisent pour le pouvoir d'achat et contre l'austérité, engagé dans toutes les luttes pour les droits sociaux et pour l'emploi, appelant à faire un grand succès de la journée syndicale du 1er décembre, le Parti communiste français, réuni en congrès, est plus que jamais déterminé à faire monter cette exigence fondamentale : "L'Humain d'abord !"

                 

                 

                  REVUE DU PCF "PROGRESSISTES" (Sciences, Travail, Environnement)

                  REVUE DU PROJET N° 57

                  Convention sur le projet

                  LA FRANCE EN COMMUN

                  Invitation à écrire un projet d'émancipation humain et propositions pour un programme d'action

                  LA CONVENTION DU PROJET - CONTRIBUER

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                  le 20 September 2015

                     
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