Fédération de la Charente

Fédération de la Charente
Accueil
 
 
 
 

Hommage à Hugo Chavez

Vendredi 8 mars, à 18 h 00, pendant les obséques de Hugo Chavez au Venezuela se tenait à Angoulême un rassemblement d'hommage au président vénézuélien, à l'appel du Mouvement des Jeunes communistes, du Parti communiste français, du Parti de Gauche et Charente Palestine.

Voici l'intervention de Simone FAYAUD

 

HOMMAGE AU PRESIDENT HUGO CHAVEZ

 

Le président Hugo Chavez a livré son dernier combat cette fois-ci contre la maladie qui a finalement eu raison de sa volonté.

C’est avec émotion et une profonde tristesse que nous lui rendons hommage, un hommage empreint de respect et d’admiration pour la politique de justice sociale, de progrès humain et de partage qu’il a menée dans son pays !

Hugo Chavez par son action politique, économique et sociale a redonné à son peuple et particulièrement aux plus pauvres, un nom, une dignité, un visage, une identité, une patrie fière et debout !

Il était profondément aimé des classes populaires comme en témoigne ces foules rassemblées sur le passage de son cercueil.

Il était exécré de la grande bourgeoisie vénézuélienne, le patronat, la droite, les médias privés qui ont dressé de lui un portrait caricatural visant à diaboliser le personnage pour l’anéantir politiquement.

Hugo Chavez rêvait d’une révolution pacifique et d’un socialisme du XXI è siècle. Il déchaînait les foudres et la haine de la droite et d’une gauche qui s’est reniée depuis quelques décennies, de renoncement en trahison !

Il disait « Nous sommes révolutionnaires, nous sommes nationalistes parce que nous croyons en la nation (…) Nous sommes internationalistes de nature. Nous mettons le social au premier plan. L’économie est un instrument du social. Le plus important c’est l’être humain. ».

Il est né d’une famille humble et métisse. Il s’est initié aux textes historiques et révolutionnaires sous l’influence du responsable du parti communiste de l’Etat de Barinas. Dès lors, la figure tutélaire du père de l’indépendance, Simon Bolivar, ne cessera de l’habiter.

Un élément déclencheur va décider de son engagement politique.

 Le 27 février 1989, des milliers de pauvres se révoltent contre la libéralisation des prix, conséquence des plans d’ajustement structurel du Fonds Monétaire International appliqués par le gouvernement de Carlos Andres Perez. Le continent sud-américain est devenu le laboratoire par excellence du néolibéralisme préconisé par les Chicago boys.

La manifestation tourne au massacre avec 3000 morts lorsque les militaires tirent sur la foule. Cet évènement qui représente un traumatisme collectif dans la mémoire populaire, pousse Chavez à la tête d’une insurrection civile et militaire à intervenir pour renverser l’oligarchie régnante, en 1992. Emprisonné, puis libéré en 1994, il décide d’emprunter la voie démocratique pour changer la société. Il devient Chef d’Etat en 1998 et dès lors il gagnera 13 scrutins sur 14 en quinze ans de présidence.

Le coup d’Etat militaire d’avril 2002, orchestré par le patron des patrons : Pedro Carmona et l’impérialisme Nord-Américain aurait pu lui coûter la vie.

 Séquestré  pendant 48 heures, il est libéré par les vénézuéliens qui envahissent les places publiques, le palais présidentiel et dégagent Pedro Carmona le putschiste, autoproclamé président du pays !

Le bilan social d’Hugo Chavez est éloquent : l’analphabétisme a été vaincu en 7 ans. L’Unesco avant Chavez considérait l’école vénézuélienne comme un désastre. En 2 ans, 2,5 millions de personnes ont appris à lire et à écrire.

Aujourd’hui, 2,5 millions étudiants contre 780 000 en 1998 fréquentent l’université. En 14 ans, la pauvreté a diminué de moitié. En 10 ans, la dette publique a reculé de 15% et les recettes publiques ont augmenté d’autant, donnant à l’Etat, notamment depuis la nationalisation des hydrocarbures, les moyens d’entreprendre la lutte contre les inégalités et le développement du pays. La contribution d’Hugo Chavez a été déterminante à l’échelle du continent de l’Amérique Latine pour renforcer la solidarité, l’unité et la coopération entre les peuples, ce qui a permis à ces pays latino-américains de s’extraire de la domination des Etats-Unis.

En janvier 2005, le projet impérialiste de zone de libre-échange des Amériques est mis en échec. Chavez a aidé l’Argentine exsangue, ruinée par le FMI à sortir du fardeau de la dette. Il a solidarisé les peuples du continent sud –américain avec la création de l’Alliance Bolivarienne des Amériques et la Communauté des Etats Latino-Américains et des Caraïbes.

Enfin concernant la démocratie, il faut savoir que l’immense majorité des médias sont entre les mains du privé.

79 chaînes de télévision sur 81 sont privées, 706 radios sur 709 sont privées, et tous les journaux sont privés.

Malgré cette armada médiatique et sa maladie, Hugo Chavez a gagné l’élection présidentielle d’octobre 2012 avec 54% des suffrages.

Nous lui sommes reconnaissants d’avoir démontré qu’une alternative au libéralisme est possible et qu’un pays peut tenir tête et s’émanciper de l’impérialisme américain à condition d’en avoir le courage et la volonté politiques.

Son action est une source d’inspiration et de réflexion pour la gauche de transformation sociale en France et en Europe.

Simone FAYAUD, secrétaire départementale du PCF 16

 

 

 

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 
Parti Communiste, Fédération de la Charente: 150 Rue de Paris 16000 Angoulême