Fédération de la Charente

Fédération de la Charente
Accueil
 
 

Les communistes et la Résistance, en Charente

Les publications "Nouvelles de la Charente, spécial Résistance" seront déposées sur le site, au rythme de leur parution.

 
 

 

Hier, Aujourd’hui : Résister.  Des années ont passé depuis les jours sombres où l’armée d’Hitler déferlait sur nos villes et nos villages.  Pour certains ce fut le temps nécessaire à la réhabilitation des bourreaux et de leurs complices, pour d’autres c’est celui de l’oubli, ce second linceul des morts. Aussi nous faut-il sans cesse raviver la flamme du souvenir en l’accordant avec les luttes du présent. C’est cet esprit qui guide la publication des textes qui      suivent. La Résistance fut le plus     puissant mouvement de masse que la France ait connu depuis la Révolution française de 1789. C’est, en effet, des couches profondes du peuple et, en particulier, de la classe ouvrière – que certains aujourd’hui par un sordide calcul électoraliste proposent d’abandonner – que viendra le salut. C’est autour de la classe ouvrière que se rassembleront les intellectuels, les croyants et incroyants, les hommes de parti et les sans parti. C’est le souffle de l’ «Armée des volontaires» de Valmy, faisant plier l’échine aux rois coalisés et aux émigrés de Coblence, qui animera les «Combattants de la nuit», les hommes et les femmes de la Résistance, des maquis et de  l’insurrection d’août 1944.  A l’heure où l’attentisme régnait, où tout était noir à l’horizon, où industriels, politiciens se précipitaient pour occuper, dans la collaboration la plus       honteuse, les places que leur proposaient les    nazis, la Résistance, pour ce qui concerne notre département s’organisait dès octobre 1940. « […], et il est vrai que la seule opposition en Charente ou presque au régime de Pétain, à l’occupant   allemand, vient du P.C.F. ou des jeunesses    communistes. (Guy Hontarède. Ami, entends-tu ?). La résistance française fut l’œuvre de «ceux qui croyaient au ciel» et de «ceux qui n’y croyaient pas» ; elle appartient pour toujours à notre peuple et à lui seul. Chaque pierre, chaque stèle au milieu de nos   forêts, le long des routes, de nos prés, de nos champs, chaque plaque dans nos villes, en portent le témoignage. En Charente comme dans tous le pays les   résistants de 1940 et 1941, par leurs luttes et leurs sacrifices ouvrirent la voie de l’avenir. Les communistes furent au premier rang. Le nazisme, le fascisme, faillirent submerger le monde. On leur doit, encore aujourd’hui des graines   empoisonnées, celles du racisme, de l’anticommunisme, et du chauvinisme germant de nouveau.  Ce qui donne encore plus de résonance à  l’avertissement de Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». Notre époque pose d’autres problèmes. Le  courage a un autre sens, et d’autres exigences. Des luttes plus vastes, mais aussi plus complexes nous appellent. Les expériences passées sont  précieuses si nous comprenons les caractéristiques nouvelles des luttes d’aujourd’hui. Actuellement, une dérive autoritaire tente d’imposer, par la force aux peuples de l’Union européenne, le recours à un pouvoir fort et  centralisé pour imposer les disciplines d’un «talon de fer». C’est à ces fins qu’ils mettent, en silence et sournoisement, en œuvre les moyens de coercition pour faire respecter leur volonté Ne soyons pas naïfs il s’agit là de la lutte des  mêmes contre les mêmes. Les familles de possédants, héritières de leurs prédécesseurs, ne laisseront pas la place sans réagir pendant et après. L’histoire nous apprend que ces gens-là sont prêts à tout. Le capitalisme est en difficulté, comme une bête fauve gravement blessée, il reste terriblement dangereux. Résister aujourd’hui, comme hier, c’est travailler à l’union des couches profondes de notre peuple,  aider, chaque homme, chaque femme, chaque   jeune à se sentir responsable, à le devenir. Individuellement et collectivement « responsable ». C’est tout à l’honneur des communistes, dont la mémoire nous est transmise dans les textes suivants, de l’avoir compris et de l’avoir mis en  pratique malgré la peur et le danger. Le courage, c’est aujourd’hui de s’unir comme dans la Résistance, avant qu’il ne soit trop tard, en   rejetant les préjugés entretenus par certains. Nous devons être au rendez-vous pour la Liberté, la Paix, une vie meilleure, sans distinction d’idéologie, de croyance et d’origine sociale, par delà les  nations et les continents. Si chacun, à son niveau, accomplit cette tâche, rien n’arrêtera la marche des hommes vers le progrès, la liberté et la justice. Ainsi nous serons dignes de ceux, qui au prix de leur vie, ont vaincu la guerre et le régime de la pire servitude vers laquelle maintenant, par d’autres formes, les représentants du capital voudraient nous ramener. La fière devise sur le fanion du communiste Pierre Georges, le célèbre colonel Fabien, doit plus que jamais rester nôtre, porteuse de nos espoirs : Vaincre et vivre !  André Precigou              

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.

 
Parti Communiste, Fédération de la Charente: 150 Rue de Paris 16000 Angoulême